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  • : LE RAVIN ROUGE - Anne CAZAL
  • LE RAVIN ROUGE - Anne CAZAL
  • : Projet de film à partir du Roman historique "Le Ravin Rouge" - Auteur : Anne CAZAL.
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 14:57

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"D’UNE SEULE ET MEME MAIN"

NOTE D’INTENTION

 

A TOUS LES PROFESSIONNELS DU CINEMA QUI LIRONT CE TEXTE

Il m’est demandé, par plusieurs d’entre vous, une note d’intention pour justifier notre volonté de tirer du roman historique « LE RAVIN ROUGE » un film de fiction :

Devant l’Everest de contrevérités qui subsistent encore, cinquante et un an après l’arrachement des Français d’Algérie de leur terre natale, il serait utile, il serait bénéfique, que nos compatriotes métropolitains ouvrent les yeux sur la réalité, et surtout sur la fraternité qui s’était instaurée entre les différentes ethnies peuplant le sol de cette province française lointaine, devenue, pendant la seconde guerre mondiale, la capitale de la France en guerre.

Pour démontrer les falsifications et les mystifications qui subsistent encore à notre encontre, j’aurais pu citer la réédition, en fin d’année dernière, de l’ouvrage fallacieux de l’académicien Pierre Nora, mais, en ce jour précis où j’écris cette note, un autre exemple de l’ignorance de la population française quant à l’éthique de ces Français d’Algérie, mal accueillis et toujours incompris, vient de m’être fourni.

Sur Canal Plus, les Français d’Algérie ont été comparés aux Roms par certains politiciens français notoires qui arguaient que les Roms pouvaient fort bien, avec le temps, s’assimiler à la population française, puisque les Pieds Noirs l’avaient fait. C’est méconnaître que nous étions Français, que nous vivions depuis quatre générations sur une terre française et sous les lois françaises, que dans toutes les guerres menées par notre patrie, la France, nous avions toujours fourni le plus grand effort de mobilisation, et que, si nous nous sommes arrachés de notre terre natale, lorsqu’elle n’a plus été française, c’était pour préserver notre bien le plus précieux : notre identité française.

Mais ce n’est pas la principale motivation qui nous pousse à vouloir adapter ce roman pour le cinéma : ce que nous voulons, avant tout et surtout, c’est démontrer par l’image, à travers des personnages qui sont des prototypes puisque toute une communauté s’est reconnue en eux, l’attachement, et les liens qui subsistaient, et subsistent encore, entre les trois communautés qui peuplaient l’Algérie française, les chrétiens, les israélites et les musulmans, et le douloureux arrachement vécu par ceux d’entre eux qui durent quitter leur terre, leurs amis et leurs frères de cœur, pour préserver leurs vies et celles de leurs enfants.

Il existe encore, des deux côtés de la Méditerranée, quantité de gens qui souffrent de cet état de fait, et je n’en veux pour preuve que le communiqué que nous avons signé conjointement, Boualem Sansal, écrivain algérien, qui soutient le projet, et moi-même, d’une seule et même main !

Si la trame de fond de ce livre, que des milliers de lecteurs ont approuvée (18 rééditions) est historique et rigoureusement exacte, les personnages sont des prototypes dans lesquels la majorité de nos compatriotes se sont reconnus. En fait, le livre que nous voudrions voir mis en images illustre principalement LA FRATERNITE entre les différentes ethnies qui peuplaient cette terre française. C’est une histoire d’amour, mais une histoire d’amour surdimensionnée que tout un peuple souhaite voir mise en image !

En conclusion, comme l’a si bien exposé Albert Camus, nous voulons simplement dire : « Ceci est arrivé et a pesé sur la vie de tout un peuple », parce que nous sommes certains que, comme cela s’est produit pour le livre, il se trouvera alors « des milliers de témoins pour estimer, dans leur cœur, la vérité de ce que nous avons dit » : L’IMPORTANT, C’EST D’AIMER !

                                                                                                                                            

                                                                        Boualem SANSAL &  Anne CAZAL

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Anne CAZAL Film Ravin Rouge - Anne Cazal - dans Le Ravin Rouge - Le film
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 14:21

Ain B

Chers compatriotes,

Beaucoup d’entre-vous m’écrivent pour me demander où en est le projet ?… Il n’est pas si simple en cette période de décadence et de marasme de trouver des partenaires financiers, et si notre premier producteur n’abandonne absolument pas l’espoir de réaliser un grand film, certains cinéastes, tentés de participer au projet après avoir lu LE RAVIN ROUGE, ont trouvé le premier scénario – pourtant écrit par un célèbre scénariste – beaucoup moins émouvant que le livre.

Alors, je me suis, de nouveau, arraché les tripes et brisé le cœur pour écrire un nouveau scénario, tout à fait différent, avec des scènes et des dialogues, en tous points conformes au livre. Ce nouveau scénario est actuellement entre les mains de grands professionnels du cinéma. Tous les personnages que vous avez aimés y ont conservé leurs rôles initiaux. Des acteurs connus, qui l’ont lu, sollicitent un rôle dans ce film. J’attends donc l’avis des professionnels en question, mais je n’abandonne pas, je ne désarme pas, et je vous demande de m’accorder encore votre soutien moral et vos conseils dans la recherche d’autres professionnels susceptibles de s’intéresser à notre projet…

Notre projet commun a rencontré, hélas, dès le début, toutes sortes d’entraves. Ne nous leurrons pas, il y a des gens –même parmi nos compatriotes, nous avons tous pu le constater ! – qui ne veulent pas que ce film voit le jour parce qu’ils ne veulent pas que la vérité sur notre œuvre, notre passé et nos épreuves, soit connue du grand public français !

En un mot, donateurs même partiellement remboursés de vos dons par le premier collecteur de ceux-ci, ou simples soutiens du projet, vous avez été – tout comme moi qui ai écrit ce livre que vous avez aimé – victimes d’une sorte de complot invraisemblable et inexplicable dont le seul but était de nous décourager et de nous empêcher d’aller de l’avant…

Un proche de ces mystérieux fauteurs de trouble, m’a écrit : « Madame, sans y être directement impliquée, mais indirectement manipulée, il s’agit d’un « règlement de comptes » entrant dans le cadre politique ! »…

Or, je n’appartiens pas, je n’ai jamais appartenu, à aucun parti politique. Quant à me laisser manipuler, ceux qui me connaissent savent que cela n’est pas possible, ma seule politique étant la vérité sur notre Histoire et la ténacité dont j’ai hérité de mes aïeux, ces pionniers qui, après avoir libéré 20.000 esclaves et mis fin à un esclavagisme qui scandalisait toute l’Europe, ont su bâtir un pays et apporter aux autochtones une assistance et une paix qui devaient durer plus d’un siècle.

Mais l’épreuve que j’ai dû traverser, n’a pas été, comme l’espéraient ces adversaires incongrus, le coup d’épingle qui crève, mais plutôt le coup de fouet qui cingle… Oui, cela m’a blessée, profondément, mais, dans le même temps, cela a forgé ma détermination profonde. Je me suis sentie engagée envers vous tous, et, jusqu’au jour où je quitterai ce monde, je ne lâcherai jamais le projet en cours… Bien au contraire, je ferai tout pour lui donner vie, avec le soutien moral et les encouragements que vous avez été si nombreux à me prodiguer.

Tout ceci pour vous annoncer qu’un second scénario existe, qu’il est enregistré et déposé à la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia), qu’il a été écrit à votre intention, non pas par un scénariste professionnel qualifié comme le premier, mais par l’auteur du livre qui s’est totalement investie dans ce travail de plusieurs mois, lequel a été approuvé par tous ceux qui l’ont lu, à ce jour.

Que ceux d’entre vous qui veulent que le film se réalise, et qui auraient des contacts ou des connaissances dans le monde du cinéma, me le fassent savoir, par mon site, par mon adresse Internet, ou par mon adresse postale, car c’est ensemble, dans l’union, avec une volonté sans faille, que nous arriverons à réaliser ce grand film souhaité par le Général Jouhaud qui affirmait : « Si un jour cette saga était portée à l’écran, peut-être serions-nous, enfin, compris ! ».

S’il faut soulever des montagnes, j’en ai la volonté et la foi, mais, hélas, à mon âge, plus tout à fait la force… Alors, c’est sur le soutien de la fidèle équipe qui ne m’a jamais lâchée, autant que sur le vôtre, chers compatriotes et amis, que je compte pour m’aider à faire bouger ces montagnes, c’est-à-dire à contacter, et à inciter, tous ceux qui pourraient aider, par leurs conseils avisés, où par leurs relations avec des professionnels du cinéma, à la REUSSITE DE NOTRE PROJET COMMUN !

TOUTES VOS PROPOSITIONS SONT LES BIENVENUES.
MERCI DE VOTRE AIDE !

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Anne CAZAL

Adresse Postale : BP 21 - 31620 FRONTON

Courriel : anne.cazal@orange.fr

Site :ravinrouge-annecazal.fr

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Anne CAZAL Film Ravin Rouge - Anne Cazal
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 20:20

Très chers adhérents et amis,

Le dernier communiqué vous informant sur le projet de film paru sur ce site date du 31 mars 2012… Nous vous avions promis un communiqué trimestriel,  nous sommes donc en retard pour cette parution et j’aurais dû faire paraître le 30 juin 2012 un nouveau communiqué.

La faute m’en incombe entièrement…  Seulement, ce jour là,  30 juin 2012, mon cher époux, avec lequel j’ai passé plus de soixante ans de ma vie en lui donnant cinq fils, me quittait pour un monde meilleur… Pendant quelque temps, je suis restée comme paralysée, physiquement et intellectuellement, et même aujourd’hui,  je n’ai pu me remettre de cet arrachement, car, dans ce monde liberticide, il existe encore des conjoints fidèles qui souffrent parce qu’ils ont vécu, et vivent toujours au-delà de la mort, un véritable amour.

Donc, j’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de mon silence qui jamais, à aucun moment, même aux pires, n’a signifié renoncement : grâce à la ténacité de notre équipe, et au soutien financier de M.Pierre Descaves que nous remercions au passage, quelles qu’aient été les tentatives de destruction du projet, votre scénario existe, il est répertorié, enregistré, et je puis vous affirmer qu’en comparaison de ce qui s’est réalisé jusqu’à ce jour, il est excellent. Je n’en veux pour première preuve que la réaction spontanée d’un réalisateur expérimenté qui, après l’avoir lu, a déclaré : « je suis partant » !

Ce scénario est, actuellement, entre les mains du premier de nos producteurs, et il est en lecture chez d’autres, car la réalisation d’un film de cette importance ne peut se faire sans plusieurs producteurs et sans financements extérieurs considérables …

Le premier collecteur des dons en aurait reçu 1.500 qu’il a partiellement renvoyés aux donateurs, lesquels, découragés, n’ont pas répercuté vers l’association RAVIN ROUGE LE FILM les sommes qui leur avaient été retournées… Peut-être par manque d’informations, pour ne pas dire abondance de désinformations. Le trésorier de cette association n’a reçu que 174 dons, et ces 174 donateurs là ont reçu leur carte de membres d’honneur… Nous regrettons qu’il n’en ait pas été de même pour les autres, mais leurs coordonnées ne nous ont jamais été communiquées… Quoi qu’il en soit, aujourd’hui la collecte est terminée et le projet est entre les mains des professionnels du cinéma.

C’est pourquoi, cette association, créée uniquement pour vous accueillir et vous renseigner, n’a plus de raison d’être et va être dissoute. Je demeure, quant à moi, et en tant qu’auteur de l’ouvrage adapté, à votre écoute, comme je le suis depuis plus de vingt ans. J’ai donc souhaité conserver ce site, sur lequel vous trouverez désormais les communiqués périodiques sur l’avancement du projet.

Sachez seulement qu’il vous faudra être patients… Combien de temps devrons-nous encore attendre pour assister à la première de ce film ? Je ne saurais vous le dire… Je préciserai simplement que notre inexpérience en la matière nous avait fait espérer un accomplissement rapide, mais nous savons maintenant que pour mener à son terme une telle réalisation, pour donner vie à ce qui pourrait être notre « Autant en emporte le vent », bien à nous, il faut donner du temps au temps, cinq ou six années peut-être, et je prends pour exemple le dernier film paru sur notre cher pays, sachant que, pour celui-ci, cinq années se sont écoulées du début du projet à sa sortie en salle…

Notre chargée du développement, qui s’est acquittée avec succès de la mission dont nous l’avions chargée, aurait pu nous quitter pour passer à autre chose… Elle ne l’a pas fait parce qu’elle partage la passion de l’auteur pour l’Algérie française, et, surtout, pour la fraternité existante entre ses différentes populations,  ce qui, après avoir lu l’ouvrage, l’a incitée à s’associer, elle aussi,  à l’espoir de rendre accessible à tous cette indéniable vérité, jusqu’à ce jour occultée !

Votre scénario est autrement éloquent que tout ce qui a été réalisé jusqu’ici. Simplement, une telle réalisation nécessite de gros investissements, ce qui, à l’heure actuelle, ne relève pas de la facilité.

Or, notre projet a tout juste dix-huit mois d’existence, et sa croissance est encourageante puisque le scénario est terminé, qu’un réalisateur l’approuve, étant prêt à s’engager dans l’aventure, qu’un premier producteur fait de même, et que d’autres réponses sont en attente…

Permettez-moi de conclure par un appel à la solidarité communautaire. Si je suis encore debout à 80 ans, bien que fracassée par le deuil qui m’a frappée, c’est bien parce que je partage toutes les souffrances, et toute l’amertume, ressenties par ma communauté en exil : les Français d’Algérie. C’est bien pour eux que j’ai fait preuve d’une ténacité sans faille, héritage des pionniers qui m’ont précédée, pour mener à bien cette adaptation cinématographique…

Alors aidez-moi à informer les miens de l’état actuel de notre projet commun : IL CONTINUE ET JE LE SUVRAI JUSQU'A SA COMPLETE REALISATION, SI DIEU ME PRETE ENCORE ASSEZ DE VIE POUR CELA … Mais si Dieu me rappelle à lui avant son achèvement, alors je compte sur vous, Français d’Algérie, mes frères, pour reprendre le flambeau et je vous en remercie du fond du cœur : IL FAUT QUE LE MESSAGE PASSE !

Gardez espoir …  Un jour, dans une salle obscure, chacun de vous retrouvera cette ivresse confuse qui semblait descendre du ciel avec la lumière et monter du sol, avec les embruns de la mer… Et, pour un moment, un moment seulement, vous retrouverez pleinement tous les rêves qui vous ont hantés pendant un demi-siècle,  ces images qui vous feront oublier vos désillusions et vos peines…

Et si, à la sortie de la séance, vous surprenez quelques larmes furtives sur le visage de quelques spectateurs métropolitains, peut-être aurez-vous, alors, l’impression d’être enfin … compris !

Je n’en demande pas plus. Même si je ne suis plus parmi vous lors de la première projection, vous entendrez encore battre mon cœur, en unisson à ceux de tous ces disparus qui vous sont chers !

 

                                                                                                       Anne CAZAL 

 

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Anne CAZAL Film Ravin Rouge - Anne Cazal - dans Le Ravin Rouge - Le film
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 08:21

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RAVIN ROUGE

 

LE FILM

 

bg-topESPOIR    

HIER…

 

Je viens de terminer LE RAVIN ROUGE. Je l’ai lu presque d’un trait, dans mon désir renouvelé à chaque page de connaître la suite. J’ai été sous le charme des descriptions. Comme vous l’aimez notre cher pays pour en donner une si belle et si authentique image ! J’ai revu notre Algérie et j’ai revécu les événements tels qu’ils se sont réellement passés.
Certes, vous n’allez pas dans le sens qu’on veut donner, en France, à l’Histoire, l’essentiel, pourtant, n’est-il pas de décrire notre pays et les événements qui l’ont endeuillé de manière authentique, comme vous le faites si bien ?
Combien de lieux ont défilé devant mes yeux… La rue Michelet, j’habitais rue Charles Péguy – le boulevard Laferrière, n’avais-je pas la brasserie « Le Forum ? – la piscine du RUA, le Casino de la Corniche et la plage des casseroles, endroits combien familiers, le Casino pour y avoir passé de formidables soirées, et la Vigie où, avec mon épouse, nous avons occupé à la fin des années 40 un appartement dans un petit immeuble.
Vous donnez une belle image de cette mer et de ses fonds que je connaissais particulièrement pour y avoir fait de l’exploration sous-marine et du fusil harpon.
Le Ravin Rouge doit être lu par les Métropolitains afin qu’ils connaissent les raisons qui nous ont amenés à nous battre avec l’acharnement du désespoir pour que l’Algérie reste une province française, mais aussi par notre descendance afin qu’elle soit fière de l’œuvre accomplie par ses ancêtres, et qu’elle comprenne combien notre Résistance était noble.

(Joseph.ORTIZ Fondateur du F.A.F.)

bg-top Vous m’avez fait sourire, vous m’avez fait pleurer, nos cœurs et nos âmes se sont rejoints, et c’est à cause de vos lettres, de vos milliers de lettres qui m’ont tellement bouleversée que j’ai décidé de vous consacrer totalement le reste de ma vie à me battre de toutes mes forces, et même au-delà pour rebâtir la maison-Histoire, et déchirer le voile du mensonge d’Etat… Puis sont venus tous les amis qui luttent avec moi et je les remercie. Si un film pouvait être le fidèle reflet de ce livre, l’opinion métropolitaine à notre égard pourrait changer.

« Je voudrais faire l’éloge de votre livre « LE RAVIN ROUGE ». De tous ceux que j’ai lu sur la guerre d’Algérie et ses conséquences, qu’ils soient historiques ou romancés, c’est celui qui est le plus authentique. Témoin des événements que vous décrivez, j’en ai éprouvé, à sa lecture, de la haine et de la joie, j’ai retrouvé mon enthousiasme, mes certitudes, mes craintes et mes doutes de cette époque si tragique et si héroïque, cette vie si exaltante dans cette merveilleuse ville d’Alger et dans la région que voue décrivez, que j’ai bien connue, faisant partie du 1er régiment de spahis cantonné pendant 1939/1940 à Médéa, Damiette, Lodi et Loverdo.
Je n’ai rien oublié, et après plus de trente ans, il n’est pas un jour sans qu’une pensée traverse la Méditerranée pour me retrouver dans ce qui était « chez nous ». Merci Anne Cazal d’avoir écrit ce livre que tout Pied Noir se doit de posséder et certains « patos », à sa lecture, pourraient être amenés à réviser leur jugement à notre encontre.

                                                                                                       (Robert CAZETTES Adimad)

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  Lettre d’un Métropolitain, tout à fait ignorant de notre vie là-bas, écrite après l’explosion d’une bombe à la station Saint Michel à Paris, en 1995 :
« Comment ne pas penser à votre livre, la semaine dernière, quand cette bombe a explosé à la station Saint Michel ? Les expressions sur les visages, les cris, la stupéfaction, toutes ces choses que vous avez décrites avec tant de vérité !
Oui, hélas, votre livre, je ne l’ai pas lu comme un roman, mais comme un récit véridique où vous avez su transmettre au lecteur toutes les étapes de l’horreur, du mensonge et de l’abandon de la France, de l’impitoyable revendication nationaliste algérienne (je ne sais comment l’appeler sans vous blesser).
Notre pays a perdu son honneur dans cette bataille qui n’en fut presque pas une, car tout fut programmé d’avance. A plusieurs reprises, je n’ai pu trouver le sommeil après vous avoir lue… J’en ai gardé, très longtemps après, alors que ma vie s’est déroulée dans des circonstances très différentes, une véritable douleur…
Mais ce qui m’a le plus bouleversé, c’est cette fin, qui n’a pas de fin, en réalité, après l’épilogue qui voit les cercueils de l’héroïne et de sa fille, mis, par l’attachement un musulman, à l’abri pour l’éternité, dans cette terre, fureur… Cette fin, votre élégie, votre cri d’amour et de fidélité, c’est magnifique et…terrible.
Je vous remercie pour tous ceux auxquels vous avez voulu rendre hommage. Sachez, seulement que vous n’étiez pas totalement seuls. Dans un passé confus, dans le brouillard des gaz lacrymogènes, dans le tumulte de la rue, face au gauchisme, je criais, sur les épaules de mon père : Algérie Française ! C’était à Pau, rue Samonzet, et je voulais simplement vous le dire        

                                                                                                  (J.P.H 64000)

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 AUJOURD’HUI  

J’ai le plus grand plaisir à vous écrire comme j’ai eu la plus grande émotion à vous lire. Votre livre « Le ravin rouge » m’a ramenée sur les sentiers d’autrefois. Je suis de Cherchell où j’ai exercée, toute jeune le métier de sage-femme, après avoir effectué mes études secondaires à Blida, puis mes études supérieures à l’hôpital de Mustapha.
Le récit juste et fidèle des événements que l’on connaît m’a profondément bouleversée. De ce point de vue votre ouvrage constitue une œuvre véritable de mémoire, laquelle sera portée à l’écran, ce qui me réjouit d’avance.
J’ai hâte de voir à nouveau s’exprimer toutes les émotions contrastées que j’ai ressenties à la lecture de votre témoignage poignant : cruauté et massacres, héroïsme de la population, désespoir et douleur, sont si bien décrits par votre plume qu’on en oublierait presque que l’horreur se décline au pays « des ruines couvertes de fleurs et de lumière où les Dieux parlent dans le soleil ».
Pour ce roman sur notre chère Algérie, à la fois historique et lyrique, je vous remercie profondément.
                                                                                                        
Monique B.

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  Je vous dois une nuit blanche, une nuit dans un non-temps qui a laissé tellement de traces en moi que, maintenant, j’en rêve… C'est-à-dire que ce livre, après l’avoir commencé et dès que le héros arrive dans ce bled que j’ai bien connu, on ne peut plus le lâcher…
Voilà que je ressentais physiquement l’émerveillement de ces couchers de soleil sur la montagne, voilà que je respirais encore l’haleine de ces nuits d’été parfumées des senteurs de fleur séchées et de jasmin, et puis, au fil des pages, je suis entré dans un étrange délire au fur et à mesure que se précisait le danger…
Ce danger, ces menaces, ces épreuves, je les revivais, je n’étais plus dans mon lit, votre livre à la main, j’étais suspendu à cet espoir, puis à cet arrachement, et j’avais envie de crier ma douleur d’être chassé de ce qui, au fond de moi, était ma vie réelle, pas la survie mesquine de ces cinquante dernières années, dans un pays sans morale et sans compassion…
Et puis, soudain, j’ai eu peur pour vous, Madame, pour ce film que vous voulez faire en pensant que les métros nous comprendront mieux… Mais ils ne vous laisseront pas faire, l’histoire que vous leur racontez est à l’opposé de tout ce qu’on leur a appris. A votre bonne foi, à votre courage, ils opposeront les intrigues, les compromissions, ils vous baladeront dans le sillage de leurs manigances hypocrites.
Attention, Madame, votre œuvre, votre révolte si bien exprimée, sont pures de toute arrière pensée suspecte… Mais vous ne connaissez pas les démons de la politique qui gravitent justement autour de tout ce qui est franc, ce qui est droit, ce qui est pur, pour empêcher que s’exprime la vérité.
Votre film, il vaut mieux que vous le sachiez, va être une bataille. Avec votre volonté, votre courage et votre ténacité, vous avez pu tailler à votre livre la place qu’il mérite. Mais pour votre film, cela va être pire et je crains que vous ne réussissiez pas si notre communauté ne forme pas une armure autour de vous. J’invite tous nos compatriotes à la former avec ceux qui vous entourent déjà.

                                                                                                           Gérard G.
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   Certains savent que depuis bien longtemps je combats pour la vérité. Certes, j’ai reçu parfois des volées de bois vert, très dures, qui ont laissé des traces. Le premier des miens, ayant posé le pied sur la terre algérienne avec Bourmont, m’a laissé en héritage : 
    
                                               la ténacité !        

                      VOUS AUREZ VOTRE FILM ! 

                                                                                                            Anne CAZAL

 

 

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Anne CAZAL Film Ravin Rouge - Anne Cazal - dans Le Ravin Rouge - Le film
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:27

RavinRouge-copie-1 Pour Commander le Roman historique d'Anne CAZAL, "LE RAVIN ROUGE"  

 

Imprimez et en complétez le bon de commande ci-dessous, accompagné de votre réglement par chèque bancaire, et adressez le tout à :

 

Anne CAZAL

B.P. 28
31620 FRONTON

 

 

Prix : 26€ TTC port compris 

Ravin Rouge Tract mai 2011 0002

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Anne CAZAL Film Ravin Rouge - Anne Cazal - dans BOUTIQUE EN LIGNE
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:14

 

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Ravin rouge le filmCette Histoire, la vôtre, celle du paradis dont on vous a chassés, celle d’Alger, cette ville que nous avons bâtie comme un théâtre antique autour d’une scène où se produit à longueur d’année une mer turquoise enrichie de fragiles nuances d’améthyste, celle du vent, qui, chez nous, brode continuellement, les vagues en lourds écrins d’écume, celle des printemps qui explosent en une seule nuit embaumant l’air des parfums d’herbes séchées au vent du Sud, celle des couchers de soleil incandescents allumant au creux des vagues des scories de métal en feu, celle de la tiédeur sensuelle des soirs d’été, des  parfums de figue, de raisin, d’orange, tous ces décors enfouis en vous, tout juste assez précis pour laisser place au rêve, cette Histoire, encore palpitante, encore déchirante, qui vous obsède toujours, j’ai essayé de vous la rendre, il y a quelques années, en écrivant LE RAVIN ROUGE, une chronique romancée, à travers des personnages et des faits dans lesquels vous vous êtes tous reconnus…

Notre illustre compatriote, Albert Camus, a écrit : « La tâche d’un chroniqueur est de dire : « ceci est arrivé » lorsqu’il sait que cela est véritablement arrivé et que cela a intéressé la vie de tout un peuple. Il se trouvera alors des milliers de témoins qui estimeront, dans leur cœur la vérité de ce qu’il a dit… ». Et, peu de temps après la parution de cet ouvrage, c’est bien ce miracle que j’ai constaté, et qui a motivé mon engagement total pour le rétablissement de la vérité historique, votre vérité, notre vérité !

Car, chers témoins, vous avez magnifiquement témoigné en faveur de ce livre… J’ai conservé pieusement vos milliers de lettres… Après l’avoir lu, vous vous êtes levés pour confirmer à qui voulait l’entendre que ce chroniqueur là, à travers ses personnages à la fois emblématiques et réels, brisait le mur de la désinformation et clamait, criait, hurlait la vérité ! Parmi les premiers commentaires reçus, je garde, comme une relique, celui du Général Jouhaud, notre Général, qui écrivait : « Toutes les joies et toutes les douleurs exprimées dans cet ouvrage ont été ressenties dans mon vécu. Si un jour cette saga était portée à l’écran, peut-être serions-nous, enfin, compris… ».

De temps en temps, au comble de l’exaspération, devant les déviances de certains historiens, ou hommes d’Etat, je leur offrais un exemplaire de ce livre, vite rejeté comme une fiction… Combien m’ont répondu ? Combien m’ont dit avoir été émus par nos malheurs ? Deux hommes d’Etat et un historien…

Là-bas, de l’autre côté de la mer, tout s’est inversé : les villes que nous avions fondées se sont délabrées, les vergers sont redevenus marécages et les champs de blé sont redevenus paysages de pierre, là-bas, la mutation du monde s’élabore actuellement sur des champs de ruines, tandis qu’ici, dans ce pays où la mémoire des hommes continue de se déliter dans le

marasme ambiant, j’ai eu la joie d’apprendre que la mise en images de notre tragédie n’était pas un rêve irréalisable.

Trois courageux pionniers se sont lancés dans cette grande aventure… Pour riposter à une fiction cinématographique qui écorche dangereusement la réalité des faits – je ne citerai que les films « Indigènes » et « Hors la loi » – ces trois mécènes ont mené, dans la ferveur, le projet de pouvoir exprimer par l’image, et à travers les personnages du RAVIN ROUGE, la tragédie de tout un peuple, ceci, en montrant simplement, comme dans l’ouvrage, ce qui était authentique dans nos épreuves, sans haine, sans crainte, sans esprit revendicatif, dans le plus strict apolitisme et sans aucun favoritisme…

Et, grâce à l’unité de tous nos groupements, toutes nos associations, toutes nos amicales, et nombre de nos compatriotes, que je ne remercierai jamais assez de leur aide, le même miracle s’est reproduit…

Par centaines, voire par milliers peut-être, retrouvant notre union sacrée pour ce projet, vous avez répondu, et vous continuez à répondre, à l’appel que je vous ai personnellement lancé… Vous avez recommencé à m’écrire et vous m’avez, à nouveau, revigorée, enthousiasmée et bouleversée… MERCI !

Quel autre mot pourrait traduire l’intensité de l’émotion qui s’est emparée de moi à la lecture de vos lettres, lesquelles recommencent à m’arriver, chaque jour, comme une source d’eau fraîche, désaltérante pour l’assoiffée de morale, de justice et de vérité que je suis…

Car, mes frères d’infortune, mes compatriotes, ma famille de cœur, vous non plus n’avez rien oublié, et vous l’avez prouvé, en agissant avec les trois initiateurs, pour que ce projet voit le jour

 « L’écriture de cet ouvrage est un jeu avec l’Histoire. Les personnages en renforcent la trame mais, impuissants, ils sont emportés dans une tourmente destructrice qui annihile tout sur son passage » avait indiqué un article de presse…Mais qu’est-ce que l’Histoire ? Seulement la chronique des entreprises humaines, et pour ceux qui cessent d’entreprendre et se contentent de subir, il n’y a plus d’Histoire possible, il n’y a plus qu’un chantier de décombres au milieu duquel gisent ensemble, fracassées, tout ce qui avait le plus d’importance pour nous : les notions de solidarité, de patriotisme, de civisme et de fraternité…

Aujourd’hui, grâce à vous tous, nous travaillons, avec l’aide de professionnels compétents, pour élaborer UN SCÉNARIO PUISSANT, ÉMOUVANT, BOULEVERSANT QUI SERA LA

RÉSERVE D’OR DE NOTRE COMMUNAUTÉ. Car, vous le savez bien, l’argent n’a de valeur que tant qu’une réserve d’or, entassée dans les coffres d’une banque, lui sert de symbole. Notre réserve d’or à nous, ce sera ce scénario, pour lequel nous avons tous cotisé, et nous avons commencé à réaliser avec l’aide des meilleurs, ce scénario dont nous ne confierons la production qu’au meilleur

 Car ne négligeons pas la puissance de l’image : C’est un film, à travers une fiction, « Autant en emporte le vent… », remarquablement bien réalisé, avec référence à l’Histoire, qui a rendu aux sudistes américains l’estime de leurs concitoyens.

Soyez assurés que je me battrais encore de toutes mes forces pour faire connaître à tous la vérité sur la tragédie que nous avons vécue.

Je veux, et vous le voulez avec moi, je le sais, que la France cesse de nous considérer comme des schismatiques alors que nous sommes des victimes… La vérité, notre vérité, est infiniment et manifestement plus belle, plus noble et plus humaine que toutes les fabulations de nos contempteurs.

Le jour où, à travers les personnages du RAVIN ROUGE, cette vérité sera projetée sur les écrans, ceux qui nous diffament, aujourd’hui, en seront incontestablement ébranlés, et finiront par s’y rallier…

A ce jour, les droits d’adaptation audiovisuelle ont été signés, sont acquis, et, en tant qu’auteur, j’ai reversé la quote-part me revenant sur ces droits dans la caisse commune.

Un contrat a été signé avec un scénariste renommé et je m’engage à travailler bénévolement avec lui pour la réalisation d’un scénario puissant et émouvant.

Notre chargée du développement, dont l’expérience et la compétence ne sont pas à mettre en doute, a réussi à intéresser au projet un des réalisateurs les plus prestigieux.

 

NOTRE FILM, A TRAVERS SES PERSONNAGES EPROUVES ET PATHETIQUES, DEMONTERA LE MENSONGE D’ETAT ET OUVRIRA LES YEUX DE CEUX QUI NOUS DIFFAMENT ET NOUS MEPRISENT !

 

Je reste à votre écoute, pour répondre à toutes vos questions.

 

                                                                                 Anne CAZAL

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Anne CAZAL film Ravin Rouge-Anne Cazal - dans Le Ravin Rouge - Le film
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:03

RavinRouge-copie-1Quel beau roman que le Ravin Rouge ! On sent qu’il a été écrit avec le cœur ! Ses lecteurs se sont attachés aux personnages qui traversent le récit car ils sont profondément authentiques : ils ont vécu, ils ont existé, ils ont connu la joie, et aussi le malheur. Nombreux sont les lecteurs, qui ont écrit à l’auteur, croyant les avoir rencontrés, aux quatre coins de la province française d’Algérie.

« Même si l’on a une certaine pudeur à les évoquer, on ne peut s’empêcher d’avoir pour eux de l’attention et même de l’amitié » a écrit Jeannine de la Hogue, préfacière de l’ouvrage.

Adrien de Courtenay, le héros de ce roman, est un être de chair et de sang, mais il est aussi un mythe, un exemple, une sorte de prototype de ceux qui sont venus en Algérie par nécessité, et qui se sont attachés au pays au point de s’identifier à lui, d’en devenir le symbole, d’en devenir, comme dans le récit d’Anne Cazal, la mémoire.  

La démarche de ce récit, de ce témoignage, écrit avec passion, mais aussi avec respect pour les acteurs, races, religions, milieux sociaux, confondus dans la plus grande tourmente de leur vie, est une arme pacifique mais absolument efficace, et le Ravin Rouge le prouve à ses lecteurs, depuis bientôt seize ans...

Les Pieds Noirs sont orphelins de leur terre. Ils l’ont pleurée avec désespoir. Certains l’ont fait avec violence, d’autres ont transformé leur désespoir en nostalgie, l’auteur a essayé de le faire ressentir par l’écriture car rien n’est pire que de se sentir incompris, parfois injustement jugé, et, bien souvent mal aimé.

Anne Cazal a simplement écrit la vie là-bas, et sous sa ferveur et sa plume, se sont fait soudain comprendre des lecteurs les peines, les difficultés et les drames humains vécus.

Le héros de ce récit, venu en Algérie à la suite d’un deuil, d’un désarroi, y trouva, grâce à son travail et à sa ténacité une certaine réussite matérielle.

Il y fut aidé par un camarade de guerre, Kader Kouïder habitant la mechta voisine, puis par la femme dont il tomba amoureux, institutrice dans le bled, Elise Cortès. Et vint le temps des turbulences où tous furent emportés par le vent dit … de l’Histoire

A travers les peines et les drames dont la vie du héros et de sa famille seront accablés, Les lecteurs ressentent, qu’ils fassent partie des exilés de l’Algérie Française ou qu’ils ne l’aient pas connue, le fil conducteur qui anime ce roman : ferveur, foi et espoir.

Personne ne ressort intact de cette lecture !

 

                          Boualem SANSAL et Anne CAZAL, d’une seule et même main

 

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